Fils de clown KOCHKA
Clément vit seul avec sa mère. De son père, il ne sait rien, sauf qu'il est clown. Et il en est fier ! Mais en CE1, un camarade ne le croit pas. Alors, Clément se met lui aussi à douter. Sa mère, qui remarque sa tristesse, décide de lui raconter l'histoire de leur rencontre. Comment cet homme habillé en clown lui a redonné le sourire alors qu'elle déprimait. Elle ne sait pas si c'était vraiment un clown...mais c'était sûrement un magicien ! Clément est bien rassuré.
Ce petit livre dégage en peu de mots un flot d'émotions. L'absence du père est ici remplacée par un doux rêve, et par une tendre complicité entre une mère et son enfant.
MON AVIS : A lire absolument !!!!
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Comme un grizzly MATHIS
Qu’il est difficile pour un petit garçon d’avoir un papa qui traverse une dépression. En effet, telle est l’histoire du « héros » de ce roman et, même si le mot dépression n’est jamais écrit, on comprend vite la situation. Tout le texte est raconté par le petit garçon ce qui nous permet de plonger dans cet univers d’inquiétude que peut provoquer la perte d’un repère sentimental « solide ». De même, la fragilité du père pose question : un homme peut-il pleurer, se sentir mal ? Aux yeux de l’enfant du roman, l’image du père semble être celle d’un homme « fort », et, il a honte du comportement de son papa.
Un « petit » livre qui en dit pourtant pas mal sur la dépression et l’impact qu’elle peut avoir sur les enfants.
Quatrième de couverture: D'habitude, les papas sont grands,forts et solides.Mais pas celui de Maxime, qui s'énerve, vomit et pleure sans raison.C'est un papa fragile, et avec lui la vie n'est pas toujours très simple.Mais Maxime l'aime quand même ; ce papa-là, c'est le sien.
MON AVIS : Dans ce court roman, Mathis met un coup de pied à une idée reçue, l'homme fort qui ne pleure pas ,hé oui, un homme peut être fragile. Mais avant d'être un homme il était petit garçon et tout le monde le sait, un petit garçon , au contraire d'une petite fille , ne pleure pas . Qui n'a pas entendu cela , alors le coup de pied est peut-être plus grand qu'il n'y paraît .A méditer avec nos petits gars qui ont bien le droit de pleurer ou de jouer à la poupée .
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Un papa sur mesure DAVIDE CALI ANNA LAURA CANTONE
Une fillette et sa maman se mettent en quête du papa idéal… et les stéréotypes familiaux en prennent un sacré coup !
Extrait : "Mon nouveau papa est petit, tout petit.Beaucoup plus petit que les autres papas.
Il est nul en calcul mais...
il connaît plein de poésies...
...il aime les animaux...
De très jolies illustrations pour un texte qui devrait donner du baume au coeur à tous les papas . Eh oui Messieurs, on vous aime aussi comme cela et peut être même surtout comme cela !!!! Mais là c'est un avis personnel !!!!!
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Au bout du compte REGIS LEJONC MARTIN JARRIE
Ce livre est magnifiquement illustré : des techniques différentes sont utilisées. Des personnages à tête d’oiseaux, des chats aux silhouettes humaines apparaissent sur de grands aplats de couleur, qui accueillent par ci par là des taches de couleurs, des nuages dans un ciel quadrillé sont autant d’invitation au voyage. On admirera l’homme au costume d’écorce, souvenir de son passage dans un arbre ou encore le mélange des mots, autant de petites étiquettes attachées à un mannequin d’un nouveau genre (ce dernier possède une voitrine et un lexe, un mied et une ganche).
C’est un voyage imaginaire ou initiatique que nous révèle Régis Lejonc : un homme énumère ses rencontres avec des chats et des cailloux, des flocons de neige ou des mots avant de s’arrêter pour observer le monde (superbe collage de Martin Jarrie !) et plonger dans un univers onirique : « ce jour-là, j’ai compté sur mes rêves et ils étaient tous là. »
Eléonore Hamaide
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L auberge de nulle part ROBERTO INNOCENTI J PATRICK LEWIS
La page de garde sonne comme un arrêt de mort. Roberto Innocenti a perdu son plus bel outil de travail : l’imagination. Ainsi le voit-on préparer ses bagages après avoir rangé ses pinceaux et ses peintures. C’est avec beaucoup d’humour qu’on le découvre dans sa petite voiture rouge, conduire sur une longue route avec le cadran des heures qui s’écoulent au rythme de la jauge à essence. Enfin, la voiture s’arrête devant l’auberge de nulle part où l’illustrateur semble attendu et est accueilli par une phrase à méditer : « là où les Réponses dansent avec les Points d’interrogation, vous trouverez le remède. » En signant sur le registre, Roberto peut se rendre compte que ses compagnons de séjour ont pour nom Oliver Twist, Peter Pan ou encore Tom Sawyer. Il croise les routes de personnages, tous hauts en couleurs (si ce n’est que Gris de Pâlichon est noir et blanc, tout comme sa chambre, que la frêle jeune fille avec sa garde malade n’est habillée qu’en blanc). Finalement, les uns et les autres semblent retrouver ce qu’ils cherchent et quittent petit à petit l’auberge. On accepte les nouveaux venus qui viennent par avion, vivent dans les arbres…Au moment de partir, Roberto Innocenti comprend que chacun d’entre eux « avaient semé la curiosité et récolté l’imagination ».
Ce livre est un hymne aux créateurs qui savent par la magie de leur imagination rendre réelles leurs images mentales. Innocenti fait appel à ses lectures d’enfance ou d’adolescence pour souligner combien celles-ci nous habitent. Les dessins de l’illustrateur de Rose Blanche, très soignés, invitent aussi au voyage. La lecture est double puisqu’on croise aussi bien des personnages fictifs que des êtres réels, eux aussi souvent artistes. On remarquera aussi l’intérêt de la postface qui rappellent aux oublieux ou aux plus jeunes qui est tout ce personnel qu’il vient de croiser. Le livre se ferme donc sur une invitation à la lecture d’autres œuvres, à la rencontre d’autres personnages, quelque peu apprivoisés grâce à cette auberge de nulle part.
Bel hommage au patrimoine littéraire !
Eléonore Hamaide
C'est une drôle d'histoire, dans laquelle flotte une dose d'absurde. Elle n'est pas très facile à suivre et à comprendre. Heureusement, les commentaires de la fin du livre permettent de recoller les morceaux, et de recommencer le livre avec cette fois davantage de plaisir... Les illustrations sont très soignées et de grande qualité.
A réserver aux plus grands !!!!
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SIDACTION
Aujourd'hui c'est le début du sidaction .Comme ce blog est également pour les jeunes , alors je vous le dit si vous passez par ici : à notre époque ce n'est pas se protéger la honte , c'est d'avoir honte de le faire et de se retrouver malade.
NE GÂCHEZ PAS VOTRE VIE , C EST LA CHOSE LA PLUS PRÉCIEUSE QUE VOUS DÉTENEZ ENTRE VOS JEUNES MAINS . PROTÉGEZ LA !!!!!!!
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Les amants papillons BENJAMIN LACOMBE
Résumé du livre
Le jour de ses quatorze ans, Naoko, une jeune Japonaise, apprend qu'elle doit quitter son village natal pour l'immense ville de Kyoto Son père a prévu qu'elle y complète son éducation pour devenir une 'jeune fille convenable'. Mais l'art de servir le thé, de jouer du luth ou de faire danser les éventails n'intéressent pas Naoko. Naoko aime lire et écrire de poèmes. Avec l'aide de sa servante Suzuki elle se déguise en homme et parvient à entrer à l'université...
La critique par Marilyne Cahmi
Depuis les merveilles graphiques de l’illustratrice Rébecca Dautremer, la fin d’année est devenue pour l’édition jeunesse synonyme de somptueux albums aux formats plus que généreux. Avec 'Les Amants Papillons', l’occasion est donnée à Benjamin Lacombe de nous offrir toute la mesure de son talent.
Le récit, inspiré d’une légende japonaise, se présente classique et sobre, déclinant les thèmes de la révolte des jeunes filles face aux conventions sociales qui les vouent à la soumission, et de l’amour contrarié. C’est le trait fin de l’auteur qui sublime ce conte oriental, nous livrant des pages emplies d’émotions. En multipliant les angles de vue, et en sollicitant les couleurs avec raffinement, l’illustration dégage une réelle intensité à laquelle on ne peut qu’être sensible. On est saisi par les portraits de l’héroïne, aussi délicats qu’expressifs, sous le charme de son regard mélancolique. Le dénouement tragique, fantastique pour certains, poétique pour d’autres – les amants meurent de ne pouvoir s’aimer librement, de leur tombe s’évadent deux papillons bleus - ne conviendra pas aux plus jeunes. Au moins une dizaine d’années, ou juste une ou deux de moins, seront nécessaires pour apprécier le romantisme exalté de ce bel album.
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L enfant silence CECILE ROUMIGUIERE BENJAMIN LACOMBE
Parfois je me trouve devant un livre et j'ai l'impression que la terre tremble . C'est comme cela que j'ai vécu ma première rencontre avec l'enfant silence peut être parce que je suis MAMAN et qu'il y a des choses inconcevables et pourtant si réelles pour certains enfants .
RESUME sur Ricochet : Histoire bouleversante que celle de cette petite fille profondément meurtrie dans son corps et dans son âme par les violences et sévices subis au quotidien. Ce lourd secret qu’elle porte silencieusement en elle sans jamais oser se confier de peur des représailles et de la séparation. En elle, un terrible dilemme agite ses pensées ; oscillant entre amour et crainte envers ses parents, bourreaux un jour, tendres et aimants le lendemain.
Tel un oiseau chétif enfermé dans une cage, la fillette rêve de liberté mais n’ose s’envoler ; elle aimerait se confier mais par crainte se terre dans le silence. À l’école, la maîtresse s’inquiète pour cette petite fille à la silhouette triste et au regard soucieux, insensible au monde extérieur. Et lorsqu’elle fait face à la psychologue « qui sent bon la banane et le pain grillé », son mutisme n’en dit déjà que trop. Cette dernière parviendra-t-elle à lui redonner suffisamment confiance pour qu’elle tente de se libérer de ses démons et commencer à vivre sa vie de petite fille ?
Si la grâce et la sensibilité de l’écriture à la fois légère et à fleur de peau de Cécile Roumiguière donnent toute sa force à ce récit, le travail graphique de Benjamin Lacombe fin, délicat et si expressif dévoile un univers sombre, torturé mais délicieusement envoûtant. Avec ses illustrations déclinant les tonalités rouges et marron, il explore les affres de la douleur et de la maltraitance usant de représentations surréalistes pour une métaphore visuelle de la maltraitance qui magnifie le texte.
Anne Godin
Merci à l'auteure et à l'illustrateur .Cette lecture restera une grande émotion et je ne peux qu'inviter celles et ceux d'entre vous interessés par le sujet à vite découvrir cet album.
EXTRAIT: "Elle ne veut pas vivre loin d'eux, elle ne peut pas.Sans ses loups, elle n'existe plus, elle doit les protéger.Alors les lettres volent dans sa tête et les mots se cognent aux murs de son secret."
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Ours qui lit ERIC PINTUS MARTINE BOURRE


Les enfants adorent et moi aussi !!!!!!
Ours est confortablement installé dans la douceur automnale de la forêt, plongé dans un livre. Il apprécie moyennement que renard vienne le déranger, est carrément excédé quand loup, cerf et tous les autres interrompent tour à tour sa lecture. Pour tous, une punition radicale ! Lapin, lui, a une approche différente, sait poser la bonne question et arrive même à lui faire lever le nez de son livre pour un brin de conversation...
Sous ses airs de randonnée tranquille, cette histoire, aux accents cruels mais néanmoins non dénués d’humour, distille quelques idées bienvenues : être "vrai" dans ses relations, refuser la fatalité, lire, encore et toujours... Martine Bourre illustre d’ailleurs à merveille cet ours dans toutes ses positions de lecture : assis, couché, à la renverse, vautré... Et comme toujours, elle manie avec brio textures et couleurs pour donner une incroyable présence aux personnages. Les nombreux détails, tel ce pictogramme en coin de page, viennent compléter le tableau. Un vrai plaisir, à lire et à relire !
CROQU ' LIVRE
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Le parapluie de madame Hô AGNES DE LESTRADE
Sujet : Dans cette histoire située au Japon, une vieille dame a hérité du parapluie de son mari décédé. Un jour, l'objet chéri s'envole. Sa quête éperdue pour le retrouver amène Madame Hô à sortir de sa routine. Elle rencontre finalement l'homme chez qui le parapluie a atterri. Bizarrement, il lui paraît familier et possède le double de l'objet recherché. Dans un élan, les parapluies s'accrochent l'un à l'autre et s'envolent. Madame Hô et son hôte en concluent qu'il est temps pour eux de... Rentrer.
Commentaire : Beaucoup d'éléments confèrent à ce livre un esprit de légèreté : le vocabulaire employé pour décrire le voyage du parapluie ; la simplicité des couleurs et des traits de style japonais ; les lignes d'écriture posées sur les boucles de la trajectoire de l'objet. Tout cela permet d'aborder avec une délicatesse et un angle de vue tout orientaux un thème grave : celui de la disparition et de la quête de l'être aimé. Le mystère est servi par la présence de calque, de pages à fenêtres, ainsi que des personnages aux visages cachés. Même si la mort est citée au début, un enfant percevra difficilement la métaphore abstraite du livre. Celui-ci, d'une vraie qualité esthétique, pourra en revanche servir d'ouverture vers une autre culture et surtout de support de discussion entre parents et enfants, tout en douceur.
L'illustration de Martine Perrin est magnifique de simplicité et douceur .
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